La durée de vie des appâts dans l'eau en surfcasting

Par Christophe Leroux, alias Chiko

POSTÉ DANS LA RUBRIQUE : Le surfcasting ou surf casting

 

 

De belles arénicoles

 

Voici une question qui peut avoir toute son importance, puisque le but de la pêche est d'offrir un appât "présentable" à tout moment de la pêche... Voyons donc combien de temps peuvent résister les différents appâts que l'on peut utiliser en surfcasting, une fois que la ligne touche l'eau !

 

Bien sûr il ne s'agit pas d'une liste exhaustive, et je ne parle que des appâts que je connais.

 

De plus, ces durées ne considèrent pas les incidents extérieurs, comme la présence de prédateurs (crabes, etc.).

 

 

Les vers

 

Les arénicoles fraîches vivantes :

 

Lorsqu'on les utilise vivantes, donc non vidées, il est en général possible de ne pêcher que près du bord. En effet tout lancer trop appuyé a vite fait d'exploser l'appât.

Ainsi, pour amener le ver dans les meilleures conditions, voici comment procéder : avec une aiguille à vers, enfiler l'arénicole par la queue, pour la faire glisser sur l'empile. La tête du ver est donc orientée vers la pointe de l'hameçon.

La tenue du ver à l'hameçon est alors de l'ordre de 20 à 25 minutes.

 

 

Les arénicoles fraîches vidées :

 

Lorsqu'elles sont vidées, la tenue à l'hameçon n'en sera que meilleure, on pourra ainsi appuyer ses lancers pour toucher le poisson plus loin !

Pour la vider, la méthode est la suivante : couper l'extrémité de la tête du ver avec l'ongle. Pincer le ver entre 2 doigts, de la queue jusque la tête, pour en extraire les entrailles (bon appétit :). Lorsque c'est fait, il suffit alors de claquer le ver au sol, ce qui a pour effet immédiat de le raidir. L'avantage est d'améliorer grandement l'eschage sur l'hameçon. Pour ça, on pourra l'enfiler à l'aiguille ou simplement avec ses doigts.

La tenue du ver frais vidé est en moyenne de 30 à 35 minutes.

 

 

Les arénicoles congelées :

 

Après congélation, l'arénicole a une bonne tenue à l'hameçon et permet des lancers puissants. La méthode d'eschage est la même que pour l'arénicole fraîche vidée.

La tenue de cet appât à l'hameçon est de 25 à 30 minutes.

 

 

Les néréides rouges (carplu) :

 

C'est un appât de choix, mais malheureusement il a une bien faible durée de vie en pêche. Le carplu est très fragile, donc attention aux lancers !

Pour l'escher, il est nécessaire d'en utiliser plusieurs, par exemple une ou deux d'enfilées, et une ou deux piquées sur l'hameçon par la tête. Il est fortement conseillé d'utiliser des hameçons très fins de fer.

La durée de vie n'excède pas 10 à 15 minutes.

 

 

Les néréides blanches (gravette blanche) :

 

Comme le carplu, la gravette blanche est un met de choix pour le bar notamment. Cependant, encore une fois il est très fragile et nécessite un maximum de précautions lors de l'eschage.

La tenue de cet appât dans l'eau sera également de l'ordre de 10 à 15 minutes.

 

 

Les bibis :

 

C'est un appât très prisé en Méditerranée pour la traque de la dorade et du loup. Le bibi a l'avantage d'être un appât très coriace !

Il pourra tenir jusque 60 minutes dans l'eau.

 

 

 

 

Les mollusques, coquillages et lanières de poissons

 

Les couteaux frais :

 

Il s'agit, nous l'avons déjà vu dans le dossier sur les appâts, d'une esche de premier choix pour tout surfcaster.

Enfilé à l'aiguille et saucissonné dans du fil élastique, il peut tenir jusque 60 minutes dans l'eau.

 

 

Les couteaux congelés :

 

Nous avons vu la méthode de congélation idéale dans le dossier sur les appâts. Une fois décongelés, on les enfile comme des couteaux frais.

La tenue en mer est nettement moins grande, et de l'ordre de 15 à 30 minutes.

 

 

Les coques :

 

Il s'agit d'un bon appât, équivalent au couteau. Il ne faut pas hésiter à l'utiliser par grosses bouchées, donc piquez-en plusieurs à l'hameçon, au niveau de la partie de la chair la plus dure. Ne pas hésiter non plus à utiliser le fil élastique pour les saucissonner.

La tenue de cet appât dans l'eau, assez délicat, est de l'ordre de 10 à 20 minutes.

 

 

Les amandes :

 

C'est un appât qui est souvent oublié, mais qui peut parfois donner de bien bons résultats !

Une fois passées sur le feu doux pour ouvrir leurs coquilles et les en débarrasser, on les piquent comme les coques.

Leur tenue n'est guère plus grande puisqu'elle est aussi de l'ordre de 10 à 20 minutes.

 

 

Les lanières de maquereau :

 

C'est un appât qui attirera les plus beaux poissons...

Piquée à l'hameçon, elle a une tenue de l'ordre de 30 à 40 minutes.

 

 

 

Conclusion

 

On peut donc voir qu'en surfcasting, le choix des appâts a son importance dans la stratégie de pêche.

 

L'utilisation de certains appâts dits fragiles nous obligera a une activité de lancé-remonté des lignes de manière quasi-continue !

 

Qui a dit déjà que le surfcasting était un sport de feignants ?

 

 

 

 

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